04/01/2006

 

Deux heures à tourner en rond. Sur l'écran de l'ordi d'où me toisaient une bonne trentaine de mails, apparaissaient les phoques obèses du quatrième, tringlant Sandrine frénétiquement, tour à tour. Ils devaient tirer l'ordre de passage à la courte queue, la plus petite en premier. J'imaginais la sueur opaque tombant des fronts sur les panses tendues, les râles, l'odeur de cigare froid se mêlant à celle du foutre chaud. Peut-être même qu'ils étaient plusieurs à la fois, un ramoneur entouré de mateurs-branleurs hennissants. Et Sandrine ? Je l'imaginais docile, pas extrêmement démonstrative mais suffisamment chienne dans la cambrure des reins pour doper les ardeurs vicelardes de ses suppérieurs. Ca devait se passer assez vite, ils ne pouvaient pas tenir très longtemps, ce n'était jamais "qu'un p'tit coup vite fait bien fait". Suivaient quelques giclées d'eau sur le visage, deux sprays de déo et hop, retour au quatrième pour quelques heures de boulot en toute décontraction. J'étais certain d'une chose : ils prenaient leur pied ces enculés. Je sais de quoi je parle, je la connais la Sandrine.
On dit souvent que les mecs, s'ils étaient plus honnêtes, avoueraient préférer baiser des filles un peu moche que des canons de compet'. Baiser une moche, c'est pratique, on se fout un peu de la satisfaire. On se dit qu'elle a déjà bien de la chance qu'on accepte de la toucher, qu'on s'intéresse à son cul ! Son plaisir à elle est là, dans cette forme de reconnaissance, pas dans l'acte. Du coup, on peut fourrer à l'aise, sans état d'âme, sans se préoccuper de son plaisir à elle. Je savais que Boss avait choisi Sandrine pour cette raison. Quel intérêt pour lui de voir remonter ses cadres suppérieurs vide mais minés d'être infoutu de faire mousser une femme ? Aucun, c'est même pire que tout. Sandrine était un excellent choix, beaucoup trop parfait pour qu'il s'agisse d'un hasard. D'ailleurs, Boss ignore tout du hasard. Elle avait été choisie et engagée dans ce but, sauf qu'on ne pouvait pas directement la parquer au sous-sol. Il avait d'abord fallu lui assigner quelques tâches normales, le temps qu'elle s'adapte, qu'elle baisse sa garde. Le temps aussi que les porcs ventrus la calcule comme il se doit. Du regard d'abord, quelques effleurements ensuite et, quand ils furent tous sur le point de s'exploser le calbute, Boss avait pris les choses en main et avait eu une petite conversation avec elle. On connaît la suite. Je n'étais pas étonné que Sandrine ait accepté. D'abord, parce qu'il est vrai que certaines filles moches prennent ce genre de propositions pour des compliments mais surtout parce que Sandrine semblaient se foutre éperdument de ce genre de détails. C'était pas le genre de fille qui voue un culte à son corps. Et puis, j'imaginais qu'elle se chopait de temps un petit extra en cash, même moi ça m'arrivait de lui allonger un billet ou deux. Et croyez-moi, j'ai rien d'un bon chrétien.

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