04/05/2006

encadrement

Ah, fallait le voir le p'tit Short, fallait le voir se gratter les joues, puis le nez, puis le menton, comme s'il perdait des écailles à mesure que ma dernière phrase résonnait en lui. Perché à un bon mètre quatre-vingt, je le surplombais avec toute ma suffisance, sans sourciller, muet, imperméable à tout mouvement d'humeur ! Short était dépassé, je le voyais manquer d'air, en chercher désespérément, je sentais qu'il sentait que j'attendais. Je sentais qu'il craignait que je ne sois pas patient, et de fait, j'enfonçais une dernière fois le clou :

K. - "Demain à 18h, à cet endroit précis, je vous remettrai le plan. Vous l'étudierez pendant trois jours pendant lesquels nous ne nous verrons pas. Vous serez surveillés, vous et votre famille, je ne prendrai pas le moindre risque. Et si je m'aperçois que vous cherchez à contacter qui que soit ici, je vous scie à hauteur des tibias... Je ne vous fais pas de dessin je suppose ?
S. - "Vous êtes un malade, K., un authentique malade !
K. - "L'humain est ma maladie, Short, il est ma diarrhée à moi. Je suis un poète enfermé dans un zoo, cela vous étonne-t-il que je rêve d'épuration drastique ?
S. - "...
K. - "Ne répondez pas, vous avez du boulot ! Reprenez votre nichée et cassez-vous, on se verra à 18h demain.

Il n'a pas fallu plus de 3 minutes pour que la petite bande s'en aille dans un silence plombant. En rentrant dans la cuisine, la silhouette de Julie avait des airs de point d'interrogation. J'ai jeté sur elle un regard en trois temps : yeux - seins - hanches, je n'osais pas lui demander de se tourner lentement. Paul n'avait pas bougé. Je commençais à me demander s'il allait un jour me servir à quelque chose. "Pas trop dur, fiotte ?" je lui ai demandé, non sans reproche.

J. - "Que s'est-il passé, K. ? Tu nous demande notre aide et puis tu pars magouiller je-ne-sais quoi à l'écart. On est sensé faire quoi nous dans cette histoire, ta bouffe ?"
K. - "Toi, t'aurais un mari chez toi, tu ferais pas chier comme ça, je te l'jure." C'est sorti tout seul.
J. - "C'est bon, moi je pars, j'ai rien à faire avec un mufle comme toi."

Ce que j'aime bien avec Julie, hormis son cul, c'est que oui, ok, elle râle parfois, question d'ormones ça, mais elle passe pas dix heures sur le même sujet de dispute. Elle te balance trois phrases qui te remettent en place puis basta, l'affaire est close. C'est appréciable comme qualité. Je lui souris, l'air de dire : Allez, tu sais très bien que ce n'est pas moi ça... On sait tout les deux que l'agressivité sert aux personnes hyper-sensibles pour se protéger etc, etc etc J'avais lu un jour un bouquin de Jacques Salomé en entier uniquement pour me lever une fille réputée intouchable. Sans déconner, j'ai descendu le livre en deux heures, convaincu de m'être tapé la pire daube de l'histoire. Je me souviens m'être branlé deux fois en pensant à la fille puis j'avais relu le même livre trois fois sur la nuit. Après ça, sans déconner, je parlais le fille mieux que n'importe quelle paire de sein. La nuit suivante, la nana m'avouait tout net n'avoir jamais été si bien comprise par un mec, parole de K. Bon, rapidement, la technique 'sensitive guy' m'a demandé trop d'effort alors je me suis mis à bosser comme un acharné pour pouvoir faire passer le même feeling juste par le regard, sans un seul mot. Y a pas à dire, à 18 ans, le cul des filles vous obsède tellement que vous accepteriez d'apprendre le martien pour un doigt ou deux à la sauvette. Tout ça pour dire que j'avais peu d'inquiétude sur les effets du sourire que je venais de balancer à Julie. Je me suis même permis de l'accompagner d'une main délicate sur son épaule. Elle m'a rendu le sourire avec une pointe de regard frondeur, juste comme j'aime, juste assez pour que je finisse de craquer complètement...

k. - "Bon, on a bien avancé, chuis pas mécontent. Rendez-vous à 7H30 demain matin pour que je vous mette au courant de la suite, d'ac ? Julie, je te raccompagne si tu veux, c'est sur ma route"

12:07 Écrit par | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

Mmm Alors ça, c'est une invite à une suite clairement sexuelle... Je suis curieuse de voir comment K. va se débrouiller.

Écrit par : *L* | 16/05/2006

minette gratos je broute le gazon ou je suce la moule de toute personne en difficulté (sdf, cpas, chômage de plus d'un an, etc...) et ce gratuitement.
si vous en faîtes partie ou si vous connaissez des gens dans le besoin. Rédigez un poste, je repasserai pour la prise de contact.
les pauvres aussi ont droit a une vie sexuelle.
je milite également pour un accès à tarif très réduit aux salons de l'érotisme-porno-amour pour ces mêmes personnes dites défavorisées.

Écrit par : labienfaiteuse | 17/05/2006

*L* Fallait pas dire ça, y a l'autre néant (=labienfaiteuse) qui rapplique dès qu'il voit le mot sexe. S'il se repointe ici, je lui envoie Paul et son dard affûté, sûr qu'il va aimer.
K.

Écrit par : K. | 18/05/2006

Sûr qu'un néant pareil on ne peut que lui rentrer dans le lard. Désolée d'avoir attiré pareil message sur ton histoire. Affûte aussi ta plume, j'attends la suite ;-)

Écrit par : *L* | 18/05/2006

*L* Sois sereine, ma plume et moi nous affûtons mutuellement avec un certain savoir-faire...

Écrit par : K. | 18/05/2006

Aucun doute sur le savoir-faire maison, K., juste sur le temps qui passe, laissant le lecteur sur une faim insatiable par ailleurs

Écrit par : *L* | 18/05/2006

.. J'aimerais avoir le temps d'écirre aujourd'hui, j'aimerais vraiment mais c'est mal engagé là !

Écrit par : K. | 19/05/2006

Hum Ca commence à être long dis donc....

Écrit par : *L* | 26/05/2006

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