23/08/2006

 

6 : 30 am. Je regardais mes yeux bouffis dans le miroir des toilettes du troisième. J'encaissais mal les efforts de la nuit. Julie se maquillait à côté de moi, on était parti dans une précipitation des plus anarchique. Se réveiller côte à côte nous avait foutu mal, comme des gosses peu à l'aise. Au réveil, généralement, je ne suis pas des plus causant. On s'était chacun rué vers nos fringues puis, une fois habillés, pour ne pas rester comme deux glands en fleur l'un face à l'autre, on avait tracé vers la boîte. Trajet on ne peut plus silencieux.

Amarré à la machine à café, mes idées retrouvaient un semblant de cohérence, ma journée se construisait mentalement. A 18h, j'étais sensé remettre à Short le plan complet de l'assassinat de Boss. Je m'attendais vaguement à un coup tordu de sa part. Peut-être m'attendrait-il avec une horde de nains vicelards, près à me bouffer ce qu'il me restait sous la ceinture. Peut-être même aurait-il prévenu Boss, auquel cas c'en serait fini de K. dans cette boîte. Ce serait pas la fin du monde mais, à choisir, je préférais la jouer à ma façon. Comment ? C'était une autre histoire, je n'avais pas encore la moindre idée de la stratégie à adopter. Paul n'allait plus tarder, prêt à recevoir mes ordres. Je n'étais pas préparé.

Je décidai d'aller rendre visite à Sandrine. A cette heure-là, elle n'était certainement plus très loin du bureau, je l'attendrais dans sa cave.

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