03/11/2006

Lendemain, jour 1.

images6:42 am. Je laissais Julie regagner son bureau. Pas envie de lui dire où j'allais. Nous sentions tous les deux qu'il fallait parler, briser la glace, mais je me sentais incapable d'engager la moindre conversation avec elle. En tous cas pas maintenant.

La porte de la cave était ouverte quand je me présentai devant elle. Je frappai deux fois avant d'entendre la voix matinale de Sandrine : "Oui, j'arrive".

S. - Ah,c'est toi, K. ! Bonjour
K. - Salut ma grosse, tout va bien ?
S. - Ca va, oui. Juste deux ou trois dossiers chauds à finir ce matin. Boss doit passer les prendre vers midi.
K. Je vois. Ca doit être des dossiers brûlants pour te trouver ici avant 7h. Je vais pas m'attarder alors.
S. - Bah, je peux quand même t'inviter quelques minutes là derrière hein. Je ne suis pas si pressée.
K. - Merci mais non merci. C'est pas la grande forme ce matin. Et puis, je sais pas comment tu fais, Sandrine. Tous ces connards pansus qui défilent ici pour juter en vitesse, ça me fout l' cafard. J'ai même aperçu un nain hier, même pas un mec de la boîte en plus. Je sais pas comment tu fais.

Tout ce que Sandrine me dirait sur Short était bon à prendre. Fallait juste espérer qu'elle fasse pas l'innocente. Mais je la connaissais, Sandrine, c'était pas son genre.

S. - Oh, Short, c'est un peu différent. Tu sais que je ne peux pas te dire tout K. mais tu peux me croire, Short est surtout un employé ici. On ne peut pas dire qu'il profite, c'est même plutôt l'inverse.
K. - Tout ça parce qu'il passe un coup d'aspirateur en fin d'après-midi. Tu serais pas amoureuse d'un nain toi par hasard ?
S. - T'es trop con, je devrais pas parler avec toi, qu'elle lâcha en souriant. Ce qui est sûr, c'est que tu te trompes sur Short. Et de toutes façons, je crois vraiment que tu devrais oublier cette histoire, venir avec moi derrière et faire ta journée comme le bon petit employé colérique que tu es.
K. - Je vais être très franc avec toi, Sandrine; avec un peu de chance, tu arrêteras de me traiter comme le dernier des trous de cul.
S. - Dis-moi donc. (Je sentais de l'amusement dans sa voix)
K. - Quelqu'un va assassiner Boss dans les prochains jours !
S. - Quoi ?
K. - C'est quelqu'un de la boîte, je sais pas encore qui mais je suis certain que ça concerne ce qu'il se passe dans cette cave.

09:47 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Well well Est-ce qu'on va un jour savoir le fin fond de cette histoire ?

Écrit par : Boud | 21/11/2006

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